Les trois otages, un Américain, un Zimbabwéen et un Pakistanais, ont été enlevés à la mi-juillet lors d'un raid transfrontalier mené par un groupe milicien somalien à la ville frontière kényane où les trois hommes travaillaient pour l'ONG Action Contre la Faim (ACF).
« Nous affirmons que les étrangers sont entre nos mains et sont en bonne santé », a déclaré la radio Shabelle à Mogadiscio citant un interlocuteur anonyme qui déclarait être le porte-parole du groupe qui retient les otages.
L'interlocuteur a demandé qu'une rançon, dont le montant n'a pas été spécifié, soit versée à son groupe pour la libération des otages qui sont détenus « quelque part en Somalie ».
Il a expliqué que son groupe n'est affilié à aucun mouvement politique et insurgé en Somalie où les groupes freelance sont souvent à l'origine des enlèvements d'étrangers.
Le paiement d'une rançon est la principale demande des ravisseurs qui traitent généralement bien les otages en vue du versement de la rançon qui culmine souvent.
Deux conseillers français auprès des forces du gouvernement somalien ont également été enlevés le mois dernier dans leurs chambres d'hôtel dans le sud de la capitale somalienne, Mogadiscio.
D'après les premiers rapports, les ressortissants français se faisaient passer pour des journalistes, mais on a appris par la suite qu'ils conseillaient le gouvernement somalien au niveau des affaires sécuritaires.
Les deux otages ont été enlevés par des hommes armés non identifiés qui les auraient remis aux groupes insurgés somaliens.
Plusieurs autres étrangers ainsi que des otages somaliens, notamment des journalistes et des travailleurs humanitaires, sont toujours détenus en Somalie par des groupes armés locaux qui demandent le versement d'une rançon en échange de leur libération.










